Du Travail pour tous !!!
Le
dialogue reprend. Des contacts se nouent. Le monde des organisations
anticapitalistes et révolutionnaires en discute. À Berlin, à Barcelone,
à Athènes, à Londres, à Copenhague, à Rome, réunions publiques sur Mai
68 ou congrès en parlent. Incontestablement, la proposition de la LCR
de réunir, les 31 mai et 1er juin prochains, l'ensemble des
organisations de la gauche radicale européenne suscite la curiosité,
l'intérêt, voir l'enthousiasme.
Bien sûr, les leçons de l'expérience italienne et de la
construction du nouveau parti anticapitaliste en France auront une
place importante dans la discussion. L'intérêt que suscite la
conférence dans les courants de gauche de Die Linke (Allemagne)
témoigne de l'importance de l'initiative. Éparpillement, fragmentation,
poids de l'histoire, divisions internationales, voire sectarisme :
autant de faiblesses de la gauche révolutionnaire et anticapitaliste,
qu'il est urgent de surmonter. Mais c'est un comble de voir les classes
dominantes construire l'Union européenne, converger dans la
globalisation capitaliste, malgré leurs contradictions et leurs
concurrences, et de constater les divisions internationales de la
gauche radicale ! Comme celui de voir les sociaux-libéraux mettre au
point des projets politiques et syndicaux européens et internationaux,
tout en enregistrant les limites des projets internationaux de la
gauche anticapitaliste se revendiquant pourtant de l'internationalisme…
Pourtant, la gauche anticapitaliste a joué un rôle
capital contre la guerre en Irak. Il faut aller aujourd'hui plus loin :
répondre aux enjeux fixés par la globalisation capitaliste,
reconstruire un nouveau mouvement ouvrier anticapitaliste, socialiste.
Quarante ans après 1968, cette conférence se tient dans un moment
particulier ( nouvelle phase de la crise du capitalisme, crise bancaire
et financière sans précédent depuis des décennies, pénuries
alimentaires affamant des dizaines de millions d'êtres humains et
catastrophes écologiques frappant la planète).
Il y a urgence, d'autant que les forces dominantes du
mouvement syndical et de la gauche traditionnelle manifestent une
intégration chaque jour croissante dans le système capitaliste
globalisé. Il faut un nouveau dialogue, entre toutes les forces de la
gauche révolutionnaire et anticapitaliste, afin de combiner l'urgence
de l'unité d'action et la reprise d'une série de débats stratégiques et
programmatiques. Chaque organisation ne peut, aujourd'hui, rester dans
un cadre national, ou même dans « son » courant international. Il faut
de nouvelles initiatives internationales : c'est le sens cette
conférence.
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