Du Travail pour tous !!!
Au soir de la journée de grèves et de manifestations de la fonction publique, le 15 mai, Sarkozy provoque les grévistes.
Aux enseignants, fortement mobilisés pour la défense du
service public, Sarkozy répond par la remise en cause du droit de grève
avec l'instauration d'un « droit à l'accueil des enfants » et
l'obligation pour les grévistes de se déclarer 48h à l'avance. Fidèle à
sa méthode, il cherche à dresser les parents contre les enseignants.
C'est sa riposte aux nombreuses mobilisations communes contre les
fermetures de classes et les suppressions de postes.
Il n'y a qu'une réponse possible : se mobiliser
ensemble, salariés et usagers, pour exiger un service public maximum,
tous les jours, avec les personnels et les moyens nécessaires.
Ni la défaite électorale, ni les mobilisations sectorielles ne font plier ce gouvernement.
La droite prend une claque électorale cinglante lors
des municipales, elle reçoit un vrai désaveu de sa politique. Dans les
semaines qui suivent, le gouvernement multiplie les attaques : il
annonce un plan de licenciement massif contre les fonctionnaires et la
destruction de la fonction publique, il vole 600 € aux familles qui
bénéficient des allocations familiales, il s'en prend aux malades avec
les franchises médicales, aux chômeurs en les menaçant de radiation en
cas de refus « d'offre d'emploi valable »…
La résistance à toutes ces contre-réformes existe, elle
se manifeste dans de nombreuses luttes. Malheureusement, en ordre
dispersé, aucun secteur n'arrivera à infliger une véritable défaite à
ce gouvernement.
Après des journées d'action sans suite, secteur par
secteur, au cours des derniers mois, le 15 mai a enfin permis un
mouvement de l'ensemble de la fonction publique. Mais on voit bien
qu'une seule journée, même réussie, ne suffit pas.
Le 22 mai, nous ne pouvons nous satisfaire de réclamer
mollement « une retraite solidaire ». Nous avons besoin d'une grève,
interprofessionnelle massive, dans le public comme dans le privé, pour
contester le bien-fondé de la réforme, pour exiger une retraite pleine
et entière à 60 ans (55 ans pour les travaux pénibles) après 37,5
années de cotisations, à 75 % du meilleur salaire et pas moins de 1500
euros.
Une mobilisation d'ensemble pour mettre en échec le gouvernement.
Dans les manifestations lycéennes, comme dans celles du
15 mai, les mots d'ordre contre Sazkozy, et aussi les références à mai
68, sont nombreux.
Ce gouvernement attaque sur tous les terrains, il mène
une politique globale. Il cherche à nous épuiser, dossier après
dossier, régression après régression, pour, au bout du compte,
transformer la société en une jungle libérale encore plus inégalitaire,
encore plus dure pour les plus vulnérables et encore plus profitable
pour les actionnaires.
Alors oui, pour stopper les attaques de Sarkozy, il
faut lui infliger une défaite sur le terrain des luttes. Pour cela, nos
résistances doivent se développer et se centraliser vers un mouvement
d'ensemble. Seule une grève générale, seule une épreuve de force de
longue durée peut faire plier la droite et le patronat.
On ne peut pas attendre 2012 et laisser, d'ici là, les réformes sarkozystes ravager la société et nos vies.
C'est, maintenant, le moment d'engager le combat social.
En cet anniversaire de mai 68, la gauche politique et
les directions syndicales ne prennent pas le chemin de la rue, elles
restent cantonnées à une politique d'adaptation aux réformes libérales.
Le temps n'est pas à « limiter les dégâts », car, avec une telle
politique, on ne limite rien et on recule sans arrêt.
Le choix est pourtant clair, soit attendre avec la
certitude de vivre de plus en plus mal, soit s'organiser, se mobiliser
pour prendre l'offensive et battre ce gouvernement et ses réformes.
Le 16/05/08 |